Robert Cartier
Chicago
Octobre 2007 |
C'était vraiment mon premier marathon?
En août 2006, je reçois un appel téléphonique de la Californie m'annonçant
ceci; "M. Cartier, félicitation, vous êtes un des gagnants du concours New
Balance Global Centennial Team, et vous vous méritez un voyage de 5 jours,
toutes dépenses payées à Chicago pour participer au marathon de Chicago en
tant que membre de l`équipe du centenaire de la compagnie New Balance."
Je ne pouvais le croire! Mon texte avait été choisi parmi des milliers et
me voilà parmi les 100 heureux gagnants à travers le monde a mérité ce
prix.
Je pensais "Mais comment est-ce possible?"Je gagne rarement des concours,
j'ai participé sans trop y croire...et en plus, je ne suis pas un
marathonien. Oh! J'ai bien couru quelques 10K, et je suis seulement à ma
dixième semaines d'un programme de Demi-Marathon, mais un marathon...c'est
impensable à ce moment-ci.
Quel merveilleux voyage. Nous avons été reçu comme des rois et des reines.
Nous étions les vedettes. Vol aérien aller-retour, transfert à l'hôtel,
repas avec l'équipe New Balance, rencontre et présentation du président de
New Balance, du directeur exécutif du marathon et d'un marathonien
olympique américain. Tout était impeccable.
Au salon de l'activité physique, je demandais mille et une questions à des
spécialistes, des coureurs, des visiteurs. Devrais-je courir une partie du
trajet seulement? Je planifiais de courir de 15 à 21.1k et ensuite
d'abandonner. Les opinions étaient variés. "Ne force pas", "Avance jusqu'à
temps que tu ne sois plus capable", "Va cherché ta médaille", "Contente-toi
de courir la distance pour laquelle tu es entraîné"...Que faire? J'étais
excité, inquiet, anxieux. Je faisais tellement un beau voyage, que je ne
voulais pas que des pensées négatives m'envahissent.
Le grand jour arriva. J'étais tellement nerveux, surtout que j'étais situé
dans le Preferred II Corral...donc, des temps de 3hrs.30. Je ne suis pas à
la bonne place me dis-je. Je n'ai jamais couru de marathon. Mon collègue
de Québec me rassura, il me dit d'oublier la course et d'avoir du plaisir
et de me sentir bien dans ma peau, heureux et en santé. Mais, c'est vrai
dans le fond, c'est ce que je ressens.
Le départ est donné et je me laisse transporté par la marée humaine. Au
fur et à mesure que la course progresse je prends confiance. Je vais à mon
rythme, je marche au station d'eau, j'admire cette très belle ville, et
surtout,comment abandonner? avec les encouragements de centaines de
milliers de spectateurs le long du parcours.
J'ai suivi tous les conseils qu'on m'avait donné, car 5:29:03 plus tard,
je traversais la ligne d'arrivée du marathon de Chicago.
Je crois que nous avons tous des ressources extraordinaires à l'intérieur
de nous, da la volonté, de la détermination, et une bonne gestion de ma
course, m'ont permis de compléter l'épreuve.
A mon retour à la maison, j'en ai eu pour 2 mois en me remettre
physiquement. Mais si c'était à recommencé, je ferais encore la même
chose. Aller au bout de nos défis, car maintenant, je peux vraiment dire
que j'ai couru mon premier marathon.Robert Cartier, Québec, Québec, Novembre
2007
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